mardi 27 février 2018

Pourquoi j’aime la littérature « merdique »

   Mon grand père -paix à son âme- me sermonnait toujours sur le fait que je lisais « Harry Potter et toute cette littérature industrielle » parce que pour lui la littérature s’arrêtait avec Corneille, et j’exagère à peine (et non, pas le chanteur des années 2000 qui chantait « parce qu’on vient de loin » et voilà vous l’avez dans la tête! héhé un « bon » parolier aurait par ailleurs appelé cette chanson « parce que l’on vient de loin » mais les syllabes, chantées, ça se rétrécit bien et pis comme ça y fo pas chercher une autre rime! -fin de la parenthèse! )
   Pour moi c’était bon, ça me filait la pêche, et c’est resté une des pierres angulaires de ma bibliothèque donc je défendais Joan Rowling.
   Je lis aussi des Heartland, des Harlequins, des Haribo (ah non ceux là je les mange!) et pourtant je suis une inconditionnelle de Poe, Choderlos de Laclos , parfois de Balzac et souvent de Lautréamont (particulier mais jouissif.) Je ne pense pas qu’il faille nécessairement faire de clivage entre les « classiques » et les autres . D’ailleurs qui décrète ce que sont les classiques? Les critiques littéraires peut être. Oui mais lesquels, ceux qui ont des parts dans des maisons d’éditions, qui sont juges au prix Goncourt, ou potes avec les têtes de gondoles? Comment, ce sont les mêmes personnes?! Bien sûr que oui!

   Alors littérature que mon âge est sensée dépasser (Heartland) ou franchement cucul (Harlequin) , pourquoi? Parce que 1) Je ne peux lire que ça quand mon cerveau est réduit en bouillie par les médicaments et que 2) J’AIME ça. Les Harlequins, par exemple, ont des codes, (dans les érotiques il ya 3 passages de sexe et seulement un vrai passage à l’acte, l’homme est poilu du torse, en général brun…rigolo non?) et puis c’est prévisible, on sait que ça finira bien , et ça ça fait chaud au coeur. En tous cas au mien.

   C’est pareil pour la «sous » littérature, ou littérature « de genre » … Fantastique, fantasy, polar… Qui sont reléguées en tant qu’hersatz de la « vraie » littérature. Ce qui me fait vraiment de la peine pour certains auteurs que je qualifierais comme les plus grands auteurs que l’on ait vu depuis un siècle, telle que Lea Silhol (oui, encore elle) ou Terry Pratchett, etc. Qui n’ont pas le droit à de vrais honneurs car ce sont à peine de vrais auteurs.
Et je n’aborderai pas ici le sujet des femmes écrivain, qui ne sont en France que des écrivaines, bien vaines.

   Je pense intimement que la littérature est un des derniers plaisirs libres et solitaires qu’il nous reste, à l’instar de la masturbation, et d’ailleurs parfois ça se rejoint , une de mes profs avait d’ailleurs parlé de la littérature comme la « masturbation du cerveau ». Et y mettre des règles et des interdictions serait fort dommage. Je crois que tout ça c’est surtout bon pour faire parler dans les galas et autres soirées données après les désignations de Prix, entre intellectuels parisiens qui parlent pointus et se vouvoient. Ceux qui lisent ont tous les droits. Celui de sauter des pages, d’en lire trois à la fois, ou même lire la fin avant le début. Balzac ne s’offusquera pas d’être lu en même temps que Dan Brown.

mardi 22 août 2017

Du Jour et de la Nuit

Non, ce blog n'est pas mort!
Je voudrais tant le reprendre régulièrement, je vous assure, mais c'est si dur en ce moment... Tout est si difficile.. Et puis je ne veux pas que ce blog ne parle que de ma santé.

J'attends ma spiritualité.

En fait je voudrais reprendre la sorcellerie, mais je n'arrive même plus à méditer convenablement, avec la douleur présente constamment. Je ne ressens plus ce flux, la respiration de la terre. Le vrombissement des ailes féeriques, de l'autre coté du voile.
Même ma créativité est au point mort.



samedi 7 janvier 2017

J'ai réalisé mon rêve...

Et plus que ça même.
Je me souviens de cette fille malheureuse, triste, dépressive même, qui vivait à Monaco, dans la ville des faux semblants et des codes sociétaux auxquels je ne comprenais rien, sous les abus de mes parents , qui devait faire ses courses alimentaires toute seule, tout ça pour retourner dans un appart trop grand où tout naturellement le ménage m'incombait, à coté de mes études. Je n'avais pas de vrais amis, à part celles que j'avais rencontré à la maternelle, quand la vie et les rapports sociaux sont si simples et sincères. Il y avait de l'argent, c'est sur. Mais pas d'amour, c'est sûr.
Mais jamais je n'ai baissé les bras. Jamais je n'ai tourné le dos à ma vraie nature, à mes fées, mes créatures, à ma magie. Heureusement qu'elle m'a poursuivie , aussi.
J'aurais pu me suicider. A ce moment là ça aurait été facile. Le truc dont je me souviens le plus, c'était ça: la solitude. La mauvaise solitude. Et puis, comme je n'étais pas soignée, la douleur, évidemment.

Mais j'ai tenu bon, j'ai économisé chaque centime que mes parents me donnaient pour combler l'amour qu'ils ne me donnaient pas. Pour combler les coups, les moqueries, l'alcool aussi. A vingt ans, enfin, je suis partie, et j'étais tellement HEUREUSE! Mon petit studio me paraissait être un palace, j'avais tout ce qu'il me fallait: un lit, des livres, quelques amis. Je me suis mise à redessiner.
Puis finalement, des années plus tard, voilà:

Je suis dans cette maison, avec tout ce que je peux désirer en biens matériels, et ce, uniquement grace à moi. A moi seule. J'ai construit mon bonheur à coups de folie, de sueur et de ténacité. Et je ne dirai pas que ça en valait le coup, mais presque. Le soir, je me mets à ma fenêtre, je respire l'air frais de cette campagne bretonne, je regarde mes chats qui dorment, je regarde à ma gauche, et je vois un homme, plus qu'un homme, un champion. Le seul être humain que je supporte et qui me supporte. Et je me sens à ma place. Enfin.

Pourtant tout n'est pas parfait, bien sur. J'ai cette pourriture en moi, j'ai coupé les ponts avec ma "famille" qui n'en a jamais été une (et ne dites pas le contraire, vous n'avez pas le droit, vous ne les connaissez pas.)N'allez pas me faire croire qu'une mère et un père alcooliques, névrosés ainsi qu'une soeur psychotique , cocainomane et alcoolique constitue une famille. Je sais ce que c'est qu'une famille. J'en ai une. Et mon grand père est mort. Celui qui m'appelait sa fille, et que je considerai comme mon papa.

C'est comme ça que nous pouvons créer , à notre tour, pour les autres: Mon compagnon fait des gateaux à tomber à la renverse, et écrit des histoires pour les enfants, moi je gribouille, je dessine et je fais ça avec passion. Et tous les deux nous nous employons à sauver tous les animaux que nous trouvons, jusqu'a présent, plutot des chats ;) Le dernier étant Mahou, un bon vétérand qui a bien mérité sa retraite au chaud, malgré le fait qu'il n'ait presque plus de poils et le sida.

Le reve ne comprend aucune limite. Ou que vous soyez, suivez les. Eux ils connaissent le chemin.